Catharsis Music

2000’s : mes 100 morceaux de rap US (60-41)
Wednesday January 20th 2010, 9:06 pm
Catégorie : Musique

Previously : 100-81 | 80-61

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60. Immortal Technique ft. Jean Grae – You never know
(Revolutionary vol.2, 2004)

Si cette histoire ne vous brise pas le cœur, c’est que vous êtes probablement déjà mort.

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2000’s : mes 100 morceaux de rap US (80-61)
Saturday January 02nd 2010, 1:41 pm
Catégorie : Musique

Previously : 100-81.

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80. Kidz in the hall – Drivin’ down the block
(The In Crowd, 2008)

Pour la qualité d’exécution du hit, de la part de mecs dont on n’aurait jamais attendu un truc pareil.

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2000’s : mes 100 morceaux de rap US (100-81)
Wednesday December 16th 2009, 9:44 pm
Catégorie : Musique

100_catharsis

La fin de décennie approchant, je suis d’humeur Top 100. Voilà ainsi quelques semaines que je rumine une liste de mes 100 morceaux fétiches de rap US pour les années 2000. J’étais parti pour faire “1 jour, 1 morceau” mais comme vous l’aurez constaté, on est le 16 décembre. Ça risque d’être un peu tendu pour tenir le rythme jusqu’à la Saint Sylvestre.

Je ne vais pas parler pas de rap français, ni des autres genres musicaux, tout simplement parce que je ne les ai pas suivi ces genres de manière suffisamment assidue pour sortir une liste à peu près éclectique et cohérente. Côté rap US, je vais sûrement oublier plein de trucs mais tant pis, je prend le risque. Aujourd’hui : les titres de la 100e à la 81e place. (more…)



What the game’s been missing
Tuesday November 24th 2009, 9:49 pm
Catégorie : Inspiration, Musique

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8 février 2010.



He’s back
Wednesday October 08th 2008, 3:10 pm
Catégorie : Musique

Trois ans après “The Blueprint” “La Vie Théodore”, Alain Souchon sortira son nouvel album le 1e décembre. Un bout du premier extrait, “Ecoutez d’où ma peine vient”, est en écoute sur son site officiel www.alainsouchon.net.

Ca va être bien.



Random Track #5 : Memphis Bleek/Jay-Z
Friday July 25th 2008, 6:24 pm
Catégorie : Musique

Les albums Roc-A-Fella de la période 1999/2000 sont étranges. Chronologiquement, ils se situent à la fin de l’ère du tout-électronique et à l’aube du retour en grâce du son soulful dont “The Blueprint” sera l’accomplissement en 2001. Résultat, il y a dans certains titres de “The Truth” (Beanie Sigel) et “The Understanding” (Memphis Bleek) des moments curieux d’expérimentation maladroite, de gros son-club et de redécouverte du sampling – souvent en simultané. C’est ainsi que Beanie Sigel s’est retrouvé à rapper sur un sample de Pacman dans son premier solo et Memphis Bleek à se coltiner notre morceau du jour, “Change up”, sur une production qui, comme son nom l’indique, changeait de couplets en couplets.

Il se passe quelque chose de fabuleux sur ce titre, dont Beanie Sigel et Jay-Z sont les invités. On sait que Shawn Carter a toujours fait ce qu’il voulait de son protégé (jusqu’à s’octroyer un morceau rien que pour lui, ‘Dear summer’, sur l’album “534″). Dans ‘Change up’, il bat tous les records. A la fin du morceau, alors qu’il s’échauffe pour son couplet, Jay-Z décrête que finalement, non, il “ne rappera pas sur des conneries“, exige “de la vraie musique” et balance toute l’équipe sur le morceau qui suit, ‘My mind right (remix)’.

Dans ce genre de moment, on retrouve tout ce qui a fait le charme de la ruée vers l’or du label Roc-A-Fella à la fin du siècle dernier : des rappeurs en maillots NFL assoiffés de gloire et d’argent, convaincus de conquérir le monde sous l’aile confortable d’une méga-star qui, lui, savait pertinemment où il allait. Une mythologie immortalisée la même année dans “The Dynasty”, le grand album méconnu (ou presque) de Jay-Z.

Memphis Bleek – Change up ft. Jay-Z and Beanie Sigel / My mind right (remix) ft. Jay-Z, H. Money Bags and Beanie Sigel
(”The Understanding”, 2000)



Random Track #4 : Benzino
Tuesday July 15th 2008, 4:56 pm
Catégorie : Musique

Il faut réhabiliter Raymond Scott. Certes, ce bon vieux ‘Zino a ruiné à lui tout seul toute la crédibilité d’une institution de la presse rap et, de labels embarassés en featurings opportunistes, sa discographie a fini par ressembler à une longue suite d’extorsions en tout genre. Depuis le jour où il s’est acoquiné avec le journaliste David Mays, l’entrepreneur-rappeur-vieux-salaud a réussi à faire du magazine The Source son outil de propagande numéro un*, et ses choix stratégiques n’ont pas toujours été du meilleur effet, notamment le jour où il a décidé de partir en croisade contre Eminem pile au moment où 50 Cent explosait. Depuis que des investisseurs l’ont dépossédé du mag’ en 2005, celui qui avait déclaré “I am The Source !” n’a pas fait mieux : lancer un tabloïd hip-hop sur papier à l’heure où les gossip-blogs cartonnent reste une décision curieuse.

Mais malgré tout, Benzino mérite une deuxième chance. Déjà parce que, dans ce monde de super-héros qu’est le rap post-moderne (oui, post-moderne), Raymond occupe la place du méchant pathétique, celui qui se fait laminer le temps d’un clash mémorable (par Eminem, donc) mais trouve toujours le moyen de blesser le héros (un Eminem qui a eu bien du mal à se défaire des révélations de The Source sur son racisme supposé, et qui d’ailleurs a entamé sa descente aux enfers juste après). En plus, sa longue carrière est criblée de bons moments (son groupe, les Almighty RSO, était loin d’être ridicule). Et surtout, le vieux bostonien fait partie d’une entité de production tout à fait respectable, Hangmen 3, à qui l’on doit quelques uns des meilleurs sons east coast traditionnalistes de ce début de siècle. Notamment ‘What U rep’ de Prodigy, ‘Verbal Graffiti’ de Cormega ou encore l’intro de “Stillmatic”. Tout de même.

Pas convaincus ? Jetez donc une oreille à ‘Bang ta dis’, extrait de l’album “The Benzino Project”, sorti en 2001 – en pleine âge d’or du rap new-yorkais, donc. Benzino n’est pas fondamentalement un bon rappeur, mais quand une boucle de piano tient la route, on peut tout pardonner.

Benzino – Bang ta dis (”The Benzino Project”, 2001)

* Pour plus d’infos sur cette histoire, n’hésitez pas à vous plonger dans la longue et passionnante interview que le co-fondateur de The Source Reggie Dennis avait accordé au site hiphopdx il y a quelques années.



Random Track #3 – Field Mob
Friday July 04th 2008, 8:51 am
Catégorie : Musique

J’ai toujours eu un mal fou à décrire ce qui me plaît tant dans l’univers sonore de la Dungeon Family (OutKast, Goodie Mob et consorts) alors je vais rester concis : mon Dieu que ce morceau défonce. ‘All I Know’ est un bonus track de “From tha Roota to tha Toota”, deuxième album de Field Mob – un duo : Shawn Jay et Smoke – et c’est, de loin, le meilleur titre. Field Mob ne sont pas affiliés à la Dungeon Family mais Cee-Lo est l’invité et c’est à mon sens l’une de ses meilleures apparitions sur un projet hors-DF. Et puis ces guitares… Si je ne devais retenir qu’un seul détail de tout le décorum Dungeon Family, ce serait les guitares. Vous entendez celle qui pleure sur le refrain ? Si vous connaissez un type qui sait en jouer de la même façon, ça m’intéresse. Mais vraiment.

Attention, anecdote : je pars pour les Eurockéennes de Belfort cet après-midi, et vous savez quoi ? J’ai réussi à caler 25 mn d’interview avec Cee-Lo Green himself. Je suis bouillant. Préparez-vous pour un nouveau post dans ce genre-là très prochainement. Et si vous avez des idées de (bonnes) questions, n’hésitez pas à les poster ici.

Bon week-end.

Field Mob ft. Cee-Lo – All I know (”From tha Roota to tha Toota”, 2003)



Random Track #2 : Malik Sealy
Thursday June 19th 2008, 8:31 am
Catégorie : Musique

En NBA, les basketteurs ne meurent jamais. Et ils ne peuvent pas vieillir. A ce jour, j’ai encore du mal à croire qu’un Sam Cassell – tout juste champion avec les Boston Celtics – a 14 ans de carrière dans les pattes. Pour moi, il est encore “le rookie des Rockets“, comme le titrait Mondial Basket dans le tout premier numéro que j’ai acheté. C’était en 1994. Dans mon monde, Robert Parrish est le plus vieux joueur en activité et Kevin Garnett est ce lycéen qui vient de signer un contrat-monstre avec les Minnesota Timberwolves. Pourtant, les basketteurs vieillissent. Et ils meurent aussi.

Malik Sealy vivait la huitième année de sa carrière quand il est décédé dans un accident de la route, le 20 mai 2000. C’était un joueur solide dont j’ai peu de souvenirs, le genre de mec que je voyais changer de maillot d’une année à l’autre sur mes cartes Upper Deck. Il avait été drafté par les Indiana Pacers avant de partir aux Clippers, puis aux Pistons, avant de rejoindre Minnesota. Un hasard un peu morbide a voulu qu’il meurt quelques mois après Bobby Phills, un autre col bleu de la ligue, victime lui aussi d’un accident de voiture.

Malik Sealy avait participé à la compilation “B-Ball’s best Kept Secret”, un album qui réunissait la plupart des basketteurs-rappeurs de l’époque, Shaquille O’Neal en tête. Il y avait aussi Dana Barros, Cedric Ceballos, Jason Kidd, le gros Dennis Scott et quelques autres. A l’époque, je ne savais pas que les producteurs de l’album étaient notamment Warren G. DJ Alamo (Brand Nubian), QDIII, Clark Kent, Diamond D et Ant Banks – pour être honnête, je viens de l’appendre (merci Internet). J’aurais bien du mal à avoir un avis critique sur cette compil’, car c’est l’un des tout premiers albums de rap que j’ai écouté, et vu que Warren G produisait un morceau – celui de Ceballos – c’était forcément bien (”Regulate… G-Funk Era” est aussi l’une de mes toutes premières découvertes au rayon rap). Quand on a trois cassettes de rap américain à écouter, on se trouve facilement des classiques pour la vie.

‘Lost in the sauce’, le morceau de Malik Sealy, était l’un des meilleurs moments de “B-Ball’s Best Kept Secret”. Une basse, une guitare, un saxo, un break-beat : la prod’ aurait été bien pu se trouver une place sur l’album “Illadeph Halflife” de The Roots. Malik Sealy y rappait sobrement, sans trop déborder de la rythmique, et sortait facilement du lot par rapport aux autres invités de la compil’. Reste que 14 ans plus tard, son optimisme tranquille (”I’ve got a bright future ahead of me and many people know this“) prend une tonalité bien sombre. En NBA comme ailleurs, le temps est décidément cruel.

Malik Sealy – Lost in the Sauce (”B-Ball’s Best Kept Secrets”, 1994



Random Track #1 : Da Backwudz
Thursday June 12th 2008, 10:59 am
Catégorie : Musique

Au fond, les classiques du hip-hop, c’est une notion un peu surfaite. Rien de tel qu’un bon vieil album de série B, plein de remplissage et de singles ratés. Avec, en plein milieu, ce petit miracle qui sauve l’album. Ce titre mortel dont vous êtes incapables de dire si c’est un heureux accident, un éclair de génie ou la preuve que l’artiste aurait pu faire tellement mieux s’il avait pris la peine de se concentrer.

Voilà donc une nouvelle série pour ce blog, un an après l’inoubliable Les Morceaux Parfaits. Le principe est à peu près le même : des titres anecdotiques qui deviennent des chefs d’oeuvre absolus parce que j’en ai décidé ainsi. Si tout va bien, je posterai un morceau par semaine.

Pour commencer, voilà un morceau de Da Backwudz, deux mecs de Géorgie qui ont sorti leur premier (et unique) album, “Wood Work”, en 2005. Leur délire (et leur nom de scène) était pas mal : j’ai le souvenir qu’ils portaient notamment des bijoux en bois pour se distinguer de leurs collègues rappeurs. D’une façon assez irrationnelle, le duo a eu droit à un budget confortable pour clipper le violentissime single “I don’t like the look of it”, un mélange bizarre de bounce sudiste avec un sample de “Charlie et la Chocolaterie”. A l’époque, Da Backwudz étaient les protégés de Dallas Austin, ex-producteur tout puissant qui, un an plus tard, s’est fait arrêté à Dubaï avec un gramme de cocaïne. Il a failli avoir droit à 4 années de prison ferme avant d’être gracié in-extremis par le Roi. Pour la petite histoire, Dallas Austin se rendait à l’anniversaire de Naomi Campbell (j’adore ce genre de trucs). Depuis, on n’a plus trop entendu parler des Backwudz. Pire, le duo s’est vu réduit à faire sa promo dans la section commentaires des blogs du site xxlmag.com – à côté, poster des flyers sur des pages Myspace est le luxe absolu du marketing.

Da Backwudz me fait penser à tous ces petits groupes un peu décalés qui évoluent dans le sud des Etats-Unis, comme Nappy Roots ou Field Mob. Des groupes qui, après des débuts prometteurs, n’ont jamais réussi à s’imposer comme des entités fiables sur la scène nationale, ni vraiment entretenir une base de fans fidèle à l’échelon local ou régional (celà dit, n’étant pas sur place, l’information reste à vérifier). Le constat, c’est aussi qu’OutKast a eu un rayonnement si fort à une époque qu’aucun autre groupe du même accabit n’a pu développer sa propre identité dans l’oeil du grand public. Dommage.

J’ai dépoussiéré l’album “Wood Work” récemment, et ce n’est pas tout à fait le classique méconnu que j’aurais aimé entendre. Par contre, il y a par contre un petit titre très cool sur la fin du disque qui sample “King of Sorrow” de Sade. Et tout le monde sait pertinemment que “sample de Sade” = Bonheur. Ca s’appelle “Same song”, et j’ai du me le passer cinq fois d’affilée tellement le refrain me faisait kiffer. Enjoy :

Da Backwudz – Same song (”Wood Work”, 2005)