Catharsis Music

LOST à Paris – Notes en vrac
Wednesday April 29th 2009, 12:35 pm
Catégorie : LOST

Samedi dernier, une soirée spéciale était organisée au Grand Rex autour de la série LOST, mise à l’honneur dans le cadre du Festival Jules Verne. Étaient présents Carlton Cuse et Damon Lindelof, têtes pensantes de la série, accompagnés des acteurs Evangeline Lilly (Kate Austen) et Michael Emerson (Benjamin Linus). Au programme : file d’attente, conférence, remise de prix et avant-première de la saison 5. C’était plutôt sympa. C’était même bien. Bon, vous le savez déjà, c’était énormissime. Compte-rendu :

Fans. Je me suis retrouvé dans la file d’attente avec un couple de Bordelais. Ils étaient tous les deux déchirés par LOST – enfin, “surtout lui” m’a précisé la fille. C’était vraiment kiffant de discuter de la série avec des gens qui ont atteint un tel degré d’obsession. Toute personne normalement constituée trouverait ça insupportable, mais un type qui t’explique ses recherches sur les hiéroglyphes dans LOST, qui s’anime quand il évoque l’ombre de la statue et qui contemple sa place avec des yeux d’enfants, je trouve ça beau.

Piston. Note pour moi-même : le journalisme musical ouvre certaines portes, mais pas toutes. Penser à postuler dans un magazine télé lambda pour essayer d’avoir une accréditation la prochaine fois. La stratégie du pigiste qui prévoit d’écrire un article sur la place de la musique dans la mythologie LOST ne fonctionne visiblement pas.

Classe. Projection de “Because you left” (première épisode de la saison 5) : le dialogue entre Richard Alpert et John Locke lors de la scène de la boussole foudroie. D’ailleurs, même si Nestor Carbonell est un peu l’opposé d’un Michael Emerson, dans le sens où il n’a ni magnétisme inquiétant ni voix insidieuse, l’épure de son jeu est tout à fait honorable.

Regret. Dommage que l’écran géant du Grand Rex n’ait pas été utilisé lors des projections. Je suis sûr que des gens se seraient véritablement fait happer par l’apparition du titre LOST sur un écran aussi immense.

Champagne. Les pique-assiettes VIP qui se sont barrés au début de la projection de “Because you left” sont des cons.

Horreur. Comment briser le momentum d’une soirée : diffuser un compte à rebours de 60 secondes qui pousse le public en ébullition, puis juste au moment où il suffirait d’une photo d’ours polaire sur écran géant pour provoquer des évanouissements dans la salle, lever le rideau sur un groupe de rock complètement hors-sujet. Sérieusement, qui au Festival Jules Verne croyait qu’un groupe de bar allait mettre le feu devant 3000 fans venus uniquement pour LOST ? Il y a un chargé de com’ qui devrait se faire virer.

Big Up. Dans la série “Les cainris sont trop forts”, la petite vidéo diffusée à la fin de la conférence, où on l’on pouvait voir Sawyer, Hurley, Sun & Jin dédicacer le public français depuis le tournage à Hawaï, donnait envie de se ruer contre l’écran pour faire un chest bump avec Jorge Garcia. Énorme.

Showrunners. Ça doit être parce qu’ils ont le métier le plus cool du Monde que Carlton Cuse et Damon Lindelof répondent aux questions les plus basiques avec autant de simplicité et de fraîcheur. S’imaginer que toute la mythologie de LOST est indexée dans leurs cerveaux est une vision assez fascinante.

Canada. Evangeline Lilly est irrésistible. Non, sérieusement. Ne venez pas me dire que le personnage de Kate minaude, que le Love Triangle avec Jack et Sawyer est l’élément narratif le plus dispensable de LOST et qu’Elizabeth Mitchell joue mieux qu’elle… Il suffit de la voir répondre aux questions en français avec un accent canadien horriblement exquis pour tomber amoureux d’elle. J’étais persuadé qu’Evangeline Lilly faisait partie de ces acteurs de LOST un peu écœurés par la série, le genre à vouloir passer à autre chose, mais l’énergie avec laquelle elle s’est prêté au jeu de la soirée m’a convaincu du contraire. Et même si tout cela n’est que du professionnalisme hollywoodien, je trouve la démarche parfaitement respectable.

Other. Michael Emerson est la mort incarnée. Putain mais ce mec défonce, faites-le jouer dans le prochain Batman, vite. Dans ma vie, j’ai vécu trois grands moments au Grand Rex : 1) en 2003, la première fois que j’y ai vu un film (”Matrix Reloaded”), au moment où l’écran géant est descendu du plafond sur le thème de “Ainsi parlait Zarathoustra” ; 2) en 2008, lors de l’avant-première d’Indiana Jones IV, quand un type a dégainé une trompette pour jouer le thème du film (demandez à Dreyf) ; 3) le 25 avril 2009, à cet instant précis. J’en frissonne encore.

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6 Comments so far
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Ca tue… J’crois que si j’vois Evangeline Lily je la kidnappe, donc heureusement que je n’étais pas là.

Par contre, j’crois que tu voulais dire Richard Alpert, et pas Michael. (dans “Classe”)

Comment by Antes 04.29.09 @ 12:59 pm

Bien vu, je sais pas pourquoi je veux toujours l’appeler Michael…

Comment by Catharsis 04.29.09 @ 1:17 pm

“Michael Emerson est la mort incarnée. Putain mais ce mec défonce, faites-le jouer dans le prochain Batman.”

+ 1.

Comment by Mehdi 04.29.09 @ 1:35 pm

Les cainris sont trop forts, mais je constate que les français ne sont pas loin derrière ;)
Tuerie!

Comment by The Yellow Kid 04.29.09 @ 3:06 pm

Alors si ça peut te rassurer, les journalistes ont pas eut le droit d’entrer, accreds ou pas :D
Finalement, tu en as sans doute vu plus que beaucoup :) (et de lire que les VIP se sont barrés à la diff de l’épisode, ca me donne envie de tordre des cous !)

Comment by Bradaviel 04.30.09 @ 5:12 pm

“Alors si ça peut te rassurer, les journalistes ont pas eut le droit d’entrer, accreds ou pas”

>> Bien fait pour eux ! Quelque part, je me dis que c’est pas plus mal, je suis assez content de n’avoir été “que” spectacteur. Comme tu dis, c’est déjà un privilège en soi et je suis sûr que ça aurait été hyper frustrant d’essayer de courir en vain après les acteurs. Donc pas de regret !

Comment by Catharsis 05.01.09 @ 10:41 am



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