Catégorie : Production & Beat Hustlin'

Pascal Nègre, accueille-moi à bras ouverts, j’arrive.

Pascal Nègre, accueille-moi à bras ouverts, j’arrive.

Phénomènes – M. Night Shyamalan
Sortie le 18 juin 2008
(Vous permettez que je fasse mon critique de cinéma, mais il faut vraiment que j’écrive un truc sur ce film – attention : spoilers)
En attendant le clip de “Wilow à Universal”, Wilow Amsgood vient de réaliser quelques petites vidéos musicales autour de nos morceaux récents. Vous pouvez les découvrir – ainsi que ses autres aventures amsgoodiques – sur sa page Dailymotion. Un conseil : si vous croisez Wilow dans le monde réel, méfiez-vous de son téléphone portable, c’est un coup à vous retrouver sur le net le lendemain.
la première de la série est celle de ‘Mon éclipse’. Je ne peux pas l’intégrer sur ce blog car visiblement dailymotion et wordpress n’ont pas réussi à se mettre d’accord mais le coeur y est. Et ça me fait hyper plaisir de voir mon rappeur-en-keffieh préféré faire du playback sur mes sons ! Notez également la présence de SBS, pote de Wilow qui joue à merveille son rôle de sidekick dans les vidéos.
Wilow Amsgood – Mon éclipse (mini-clip)
Pour plus d’infos sur Wilow, rendez-vous sur sa page Myspace.
En NBA, les basketteurs ne meurent jamais. Et ils ne peuvent pas vieillir. A ce jour, j’ai encore du mal à croire qu’un Sam Cassell – tout juste champion avec les Boston Celtics – a 14 ans de carrière dans les pattes. Pour moi, il est encore “le rookie des Rockets“, comme le titrait Mondial Basket dans le tout premier numéro que j’ai acheté. C’était en 1994. Dans mon monde, Robert Parrish est le plus vieux joueur en activité et Kevin Garnett est ce lycéen qui vient de signer un contrat-monstre avec les Minnesota Timberwolves. Pourtant, les basketteurs vieillissent. Et ils meurent aussi.
Malik Sealy vivait la huitième année de sa carrière quand il est décédé dans un accident de la route, le 20 mai 2000. C’était un joueur solide dont j’ai peu de souvenirs, le genre de mec que je voyais changer de maillot d’une année à l’autre sur mes cartes Upper Deck. Il avait été drafté par les Indiana Pacers avant de partir aux Clippers, puis aux Pistons, avant de rejoindre Minnesota. Un hasard un peu morbide a voulu qu’il meurt quelques mois après Bobby Phills, un autre col bleu de la ligue, victime lui aussi d’un accident de voiture.
Malik Sealy avait participé à la compilation “B-Ball’s best Kept Secret”, un album qui réunissait la plupart des basketteurs-rappeurs de l’époque, Shaquille O’Neal en tête. Il y avait aussi Dana Barros, Cedric Ceballos, Jason Kidd, le gros Dennis Scott et quelques autres. A l’époque, je ne savais pas que les producteurs de l’album étaient notamment Warren G. DJ Alamo (Brand Nubian), QDIII, Clark Kent, Diamond D et Ant Banks – pour être honnête, je viens de l’appendre (merci Internet). J’aurais bien du mal à avoir un avis critique sur cette compil’, car c’est l’un des tout premiers albums de rap que j’ai écouté, et vu que Warren G produisait un morceau – celui de Ceballos – c’était forcément bien (”Regulate… G-Funk Era” est aussi l’une de mes toutes premières découvertes au rayon rap). Quand on a trois cassettes de rap américain à écouter, on se trouve facilement des classiques pour la vie.
‘Lost in the sauce’, le morceau de Malik Sealy, était l’un des meilleurs moments de “B-Ball’s Best Kept Secret”. Une basse, une guitare, un saxo, un break-beat : la prod’ aurait été bien pu se trouver une place sur l’album “Illadeph Halflife” de The Roots. Malik Sealy y rappait sobrement, sans trop déborder de la rythmique, et sortait facilement du lot par rapport aux autres invités de la compil’. Reste que 14 ans plus tard, son optimisme tranquille (”I’ve got a bright future ahead of me and many people know this“) prend une tonalité bien sombre. En NBA comme ailleurs, le temps est décidément cruel.
Malik Sealy – Lost in the Sauce (”B-Ball’s Best Kept Secrets”, 1994

ATTENTION !! Cet article dévoile de nombreuses informations sur la saison 4 de LOST, pas encore diffusée en France. Si vous ne l’avez pas vu, n’allez pas plus loin, je ne voudrais pas vous gâcher le plaisir de la découverte.

Au fond, les classiques du hip-hop, c’est une notion un peu surfaite. Rien de tel qu’un bon vieil album de série B, plein de remplissage et de singles ratés. Avec, en plein milieu, ce petit miracle qui sauve l’album. Ce titre mortel dont vous êtes incapables de dire si c’est un heureux accident, un éclair de génie ou la preuve que l’artiste aurait pu faire tellement mieux s’il avait pris la peine de se concentrer.
Voilà donc une nouvelle série pour ce blog, un an après l’inoubliable Les Morceaux Parfaits. Le principe est à peu près le même : des titres anecdotiques qui deviennent des chefs d’oeuvre absolus parce que j’en ai décidé ainsi. Si tout va bien, je posterai un morceau par semaine.
Pour commencer, voilà un morceau de Da Backwudz, deux mecs de Géorgie qui ont sorti leur premier (et unique) album, “Wood Work”, en 2005. Leur délire (et leur nom de scène) était pas mal : j’ai le souvenir qu’ils portaient notamment des bijoux en bois pour se distinguer de leurs collègues rappeurs. D’une façon assez irrationnelle, le duo a eu droit à un budget confortable pour clipper le violentissime single “I don’t like the look of it”, un mélange bizarre de bounce sudiste avec un sample de “Charlie et la Chocolaterie”. A l’époque, Da Backwudz étaient les protégés de Dallas Austin, ex-producteur tout puissant qui, un an plus tard, s’est fait arrêté à Dubaï avec un gramme de cocaïne. Il a failli avoir droit à 4 années de prison ferme avant d’être gracié in-extremis par le Roi. Pour la petite histoire, Dallas Austin se rendait à l’anniversaire de Naomi Campbell (j’adore ce genre de trucs). Depuis, on n’a plus trop entendu parler des Backwudz. Pire, le duo s’est vu réduit à faire sa promo dans la section commentaires des blogs du site xxlmag.com – à côté, poster des flyers sur des pages Myspace est le luxe absolu du marketing.
Da Backwudz me fait penser à tous ces petits groupes un peu décalés qui évoluent dans le sud des Etats-Unis, comme Nappy Roots ou Field Mob. Des groupes qui, après des débuts prometteurs, n’ont jamais réussi à s’imposer comme des entités fiables sur la scène nationale, ni vraiment entretenir une base de fans fidèle à l’échelon local ou régional (celà dit, n’étant pas sur place, l’information reste à vérifier). Le constat, c’est aussi qu’OutKast a eu un rayonnement si fort à une époque qu’aucun autre groupe du même accabit n’a pu développer sa propre identité dans l’oeil du grand public. Dommage.
J’ai dépoussiéré l’album “Wood Work” récemment, et ce n’est pas tout à fait le classique méconnu que j’aurais aimé entendre. Par contre, il y a par contre un petit titre très cool sur la fin du disque qui sample “King of Sorrow” de Sade. Et tout le monde sait pertinemment que “sample de Sade” = Bonheur. Ca s’appelle “Same song”, et j’ai du me le passer cinq fois d’affilée tellement le refrain me faisait kiffer. Enjoy :
Da Backwudz – Same song (”Wood Work”, 2005)

Download : Trae ft. Dreyf – Real Talk Remix