Catharsis Music

25 titres pour un ami
Sunday March 30th 2008, 6:24 pm
Catégorie : Musique

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Le principe L’avantage d’un blog, c’est qu’on peut se permettre des billets hyper-nombrilistes dans lesquels on raconte des trucs complétement anecdotiques mais qui nous font plaisir. L’autre jour, donc, mon pote Nico m’a demandé de lui mettre de côté quelques morceaux qui me plaisent. Il aurait du se méfier. Voilà ma sélection :

01. Sébastien Tellier – L’amour et la violence
Je ne suis pas encore sûr que je vais aimer son dernier album (chanteur épanoui = risque) mais ce titre qui clôt “Sexuality” est d’une finesse remarquable. Et les interviews du bonhomme défoncent.

02. Crystal Castles – Untrust us
Idée d’accroche pour le sticker : “Quand “Sweet Lullaby” rencontre “Blade Runner”“.

03. Shyne – Shyne
Details matter : le bruit de formule 1 à la quatrième seconde. Si un type doit sauver le rap new-yorkais en 2009, c’est Shyne. Arrogant, nonchalant, violent, nihiliste : le pack complet.

04. 50 Cent ft. Lloyd Banks & Tony Yayo – Be good to me
Kill yourself ! Come on, kill yourself !! Go on to the bathroom, open the cabinet and eat the pills !“. Imparable. Le jour où 50 Cent fait tout un album en ne racontant que des conneries, j’achète.

05. Playaz Circle – Paper Chaser
Meilleur refrain des deux dernières années. Pas étonnant que 50 Cent l’ait vampirisé sur sa mixtape.

06. Lil’ Wayne – A milli
J’aimerais que Dwayne ne puisse plus s’arrêter de rapper après ce morceau et enregistre tout son album dans la foulée.

07. Trackademicks – Grocery Bill
Je sais pas ce que deviennent ces types, mais vu ce morceau, ils méritent au moins la hype des Cool Kids. Leurs prods sont incroyables.

08. AaRON – Lost Highway
A un moment, le chanteur dit “It’s not your fault, you could have make it.” Je sais pas ce qu’il dit avant ou après, mais ça me parle. Allez savoir.

09. Will.I.Am – Heartbreaker
Le son qui accélère sur les huit premières mesures me tue à chaque fois. J’ose (c’est seulement la onzième fois) : ce morceau est parfait.

10. U-N-I – Beautiful day
Le choix le plus sûr de ma sélection pour Nico (vu ce que je lui fais subir ensuite, il appréciera). Pour une fois que des rappeurs réussissent à capturer le son d’une époque sans tomber dans le piège de la nostalgie, ça fait plaisir.

11. The Knife – Silent Shout
Détrompez-vous, j’ai des goûts très éclectiques. Et personnels. (merci Pitchfork)

12. Trey Songz – Wonder Woman
La mort incarnée. J’adore la façon dont Trey Songz place la signature “Danja” juste avant son couplet. Leslie fait pareil en disant “Kore” dans sa reprise de ‘Tes états d’âmes Eric’. J’aime Leslie.

13. The Dream ft. Young Jeezy – I luv your girl (remix)
Pour info, The Dream est le mec qui a écrit “Umbrella” de Rihanna. Le plaisir qu’il semble prendre à jouer avec ses petits bruitages et ses harmonies sucrées est carrément communicatif. J’aimerais le voir bosser.

14. Witchdoctor – Dez Only 1 (feat. Andre 3000 & Big Boi)
J’ai toujours un mal fou à trouver les mots pour définir ce qui me plaît tant dans le son Dungeon Family. Mais si je devais résumer, tout serait dans ce morceau.

15. N.O.R.E. – Cocaine Cowboys
‘Cocaine Business’, ‘Nuthin’, ‘Cocaine Cowboys’ : trois fois par décennie, Noreaga pond un énorme classique intemporel. Et deux fois sur trois, il y a le mot “Cocaïne” dans le titre.

16. Stanislas – La Belle de mai
Details matter (bis) : “Il nous attend, le beau requin blanc“. J’imagine qu’il parle de l’Amour – ça Tue.
Note : S’il parle d’autre chose, effacer le morceau de la sélection.

17. Jens Lenkman – Sipping on the sweet nectar
Un matin, je me réveillerai, j’ouvrirai les fenêtres et devant moi il y aura la Méditerranée. J’écouterai ce morceau.

18. James Deano – Le Riz sauce Rien
Une machine à tube. Ca doit être un vrai bonheur de filer un son à ce mec et d’écouter le résultat une fois qu’il a posé. Dans le deuxième couplet ses intonations sont mortelles.

19. Fabolous ft. Raekwon & Ne-Yo – Make me better (remix)
[Aparté : j'ai peut-être un peu forcé la dose en R'n'B]
J’adore cette idée du passage de relai entre la prod de RZA pour ‘Rainy Dayz’ et celle de Timbaland. Fabolous est le meilleur rappeur de série B de l’Histoire. Tiens, j’aurais du mettre ‘In my hood’ à la place.

20. Juelz Santana ft. Young Jeezy, Fabolous, Cassidy – I’m a boss
J’ai jamais du écouter ce morceau d’une oreille attentive, mais le sample distordu déboîte. J’avais jamais capté le sample vocal qui dit “Boss” en fond. Cool.

21. 50 Cent – Smile
Are you gonna miss me when I’m gone ? Are you just gonna forget about me ? I meant nothin to you ? Is that what you sayin to me ? Cause you breakin’ my heart… Hahaha… I mean, you’re really breakin’ my heart.“. Ca y est, 50 Cent a tombé le masque. Sur l’ensemble de sa carrière, ça représente une seconde.

22. Rich Boy – Let’s get this paper
L’accent de Rich Boy. Les congas en fond. Les choeurs. Le pont de Polow da Don. Un classique.

23. Sébastien Tellier – La Dolce Vita
[insérer l'habituel sous-entendu post-rupture ici]

24. Pierre Lapointe – Tous les visages
Wow, sur les trois derniers sons, je plonge complétement. Pauvre Nico. Les voix secondaires qui se superposent sur le refrain sont magnifiques.

25. Clint Mansell – Together we will live forever (”The Fountain” OST)
Règle d’or d’une bonne compil’ : toujours finir sur le morceau le plus déprimant possible.

Note pour moi-même : ne faire plus que des billets hyper-nombrilistes dans lesquels je raconterais des trucs complétement anecdotiques mais qui me font plaisir.

Qui a dit “Tu fais ça depuis un an, connard” ?



Myspace Sunday vol. 13
Sunday March 30th 2008, 9:21 am
Catégorie : Production & Beat Hustlin'

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‘Enter 77′, en écoute sur www.myspace.com/catharsisbeatz



Et si j’écrivais mieux que Lionel Florence ?
Wednesday March 26th 2008, 11:04 am
Catégorie : Le Projet Aznavour

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C’est la question cruciale que se pose Kery James dans ‘A l’ombre du show bizness’, sa collaboration tant attendue avec Charles Aznavour. En invitant Le Grand Charles sur son nouvel album, l’ex-Ideal J a donc plié : pas de morceau sur l’Amour (gasp !), pas d’introspection, mais un argumentaire enflammé sur le thème “Oui, les rappeurs sont aussi des artistes“. Il fallait s’y attendre : en se mesurant à Aznavour le temps d’un titre, Kery James n’a pas pu échapper à l’éternel complexe d’infériorité du rappeur face à la “vraie” musique. Les mots “art” et “poésie” sont omniprésents, et Kery brandit les Victoires de la Musique comme une pomme de discorde, avec un mélange confus d’envie et de rejet (”Combien de temps vont-ils se partager les Victoires de la Musique ? On s’en fout…“). Dès la première mesure de ce morceau placé en fin d’album, Kery assène : “Ils tentent d’étouffer notre art, faut être honnête, ils refusent de reconnaître qu’en ce siècle les rappeurs sont les héritiers des poètes“. Retour dix ans en arrière, “Le Combat continue”, dernier morceau, première mesure : “J’aurais voulu être un artiste (mes couilles) j’aurais voulu être un mec riche, et lorsque je m’adresse au public faut pas qu’je triche“. Autres temps…

Jamais à l’abri de ses contradictions, Kery James fait quand même plaisir : il lit ce blog ! Hé ouais, entre mélancoliques, on s’comprend. Non, en vrai, Kery James s’en tape complétement mais il a quand même retenu malgré lui une partie de mes conseils : sur le morceau, Aznavour ne fait pas de gros refrain, mais une simple conclusion parlée. Côté production, pas de simagrées, c’est bien des pianos et des violons, avec de bonnes envolées dramatiques pour accentuer l’interprétation exorbitée de Kery. Charles Aznavour fait donc sa discrète apparition après le dernier couplet : groupie comme je suis, j’aurais aimé qu’il nous livre une ou deux vérités universelles du genre “Ne cultive pas les regrets car on ne récolte jamais que les sentiments que l’on sème“, mais finalement son court monologue complète le texte de Kery James et lui donne un relief assez émouvant. Aznavour a l’allure d’un vieux chêne millénaire qui dispenserait de sages conseils à un jeune égaré, et sa tempérance apporte un bel apaisement à son hôte, d’autant que Kery James injecte une telle passion à son interprétation qu’il donne l’impression de rapper depuis une cellule capitonnée. Mais en donnant à Aznavour le dernier mot de l’album, il fait un choix humble et judicieux. Plus qu’un simple featuring, Charles Aznavour est ici presque narrateur, voire caution morale de tout l’album. Mathilde Seignier doit faire la gueule.

Bon, évidemment, je vous cache pas que ça me fait un pincement au coeur de savoir qu’un album de rap français se termine sur la voix d’Aznavour. Sur le coup, on s’est un peu fait griller mais cette collaboration-événement n’aura à mon avis pas de suite (j’imagine mal Aznavour faire son Lil’ Wayne et devenir l’invité-récurrent des albums de rap). Et quand notre album sortira – s’il sort un jour – on risque de devenir les mecs qui font comme Kery James, mais c’est pas très grave. Dreyf en a presque fini de sa mixtape, on va pouvoir se remettre au travail. Je sais qu’on risque d’affronter encore pas mal de jours de doutes (mon Dieu, ce blog vient de souffler sa première bougie) mais pour retrouver le droit chemin, je pourrai toujours me réconforter en réécoutant ce morceau imparfait mais touchant, et retenir ces paroles qui, finalement, sont peut-être d’autres vérités universelles :

“Les portes sont fermées, verrouillées, mais elles s’ouvrent petit à petit. Et plus tu y croiras, plus tu pourras, plus tu réussiras, à l’ombre du showbizness.”



Myspace Sunday vol. 12
Sunday March 23rd 2008, 10:26 am
Catégorie : Production & Beat Hustlin'

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He’s back.

Désolé les p’tits potes mais j’ai pas grand chose à vous raconter en ce moment. J’ferai peut-être un point sur la saison 4 de LOST la semaine prochaine parce que c’est important, mais sinon, rien.

Par contre, je fais encore du son, donc tout va bien. Dernière livraison : ‘Shortcuts’, en écoute vous-savez-où.

Note pour moi-même : Je connais un rappeur qui pourrait massacrer ce son. Penser à le contacter.

EDIT : Champagne pour tout le monde, j’ai pu placer cette prod’, je l’enlève du Myspace. Allez Rémi, enlève ton perfecto et viens donc trinquer avec nous.



Myspace Sunday vol. 11
Sunday March 16th 2008, 10:52 am
Catégorie : Production & Beat Hustlin'

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L’autre jour, sur ma page Myspace, il s’est passé un phénomène étrange : quelqu’un est venu poster un commentaire critique sur mes sons. J’vous jure, pas un remerciement chaleureux de m’avoir comme ami, ni un big up du bout du monde, ni une private joke, ni un flyer à la con, mais une critique. Culotté le mec !

Bon, en fait, il s’agissait de Defré B. a.k.a. Defré Baccara a.k.a. Demande à la SACEM qui est le boss. Excellent producteur qui, à une époque, a fait partie de ce fameux collectif de production appelé Sleepin’ Cell.

Fred, donc, m’a dit :

Putain JB ! Arrêtes de faire le fainéant et vas chercher des kits bien crades ! T’as tout à gagner ;) Au plaisir d’te croiser un d’ces 4.

Il a vu juste, le fourbe ! Les breaks de batterie, ça a toujours un peu été ma kryptonite. Pas mon truc (entre nous, pourquoi s’emmerder à aller chercher du vynile quand Kanye West ouvre “Graduation” sur une grosse caisse isolée ?)*. En plus Fred est redoutable pour très bien les agencer, donc ça m’fout toujours un coup au moral quand j’écoute ses prods. Même chose d’ailleurs avec Circa Diem, dont j’ai pu écouter l’album en avant-première. Nemo, le Remy Bricka du groupe (graphiste, MC, producteur, batteur), est un découpeur de batteries hors-pair, et lui aussi m’a déjà fait la remarque plusieurs fois : I need a break.

Ces derniers jours, donc, je me suis donc fait un petit tutorial d’utilisation de breakbeats. J’ai pris un break très connu (’Doggone’ par Love, déjà entendu chez Kanye West et Cunninlynguists, entre autres), j’ai serré les poings très fort et je me suis mis au boulot. Le résultat s’appelle ‘Rotten Apple’ et vous pouvez l’écouter juste ici.

* Amis du hip-hop, je plaisante.



Myspace Sunday vol. 10
Sunday March 09th 2008, 3:40 pm
Catégorie : Production & Beat Hustlin'

As if we never left.

Etant donné que, pour la dernière instru, le titre ‘L’énergie du désespoir’ était un peu trop explicite, je l’ai joué sobre cette fois-ci et vous présente ‘No title’. J’ai le sample en stock depuis 2004, la prod’ dort dans un tiroir depuis à peu près la même époque, donc je lui ai fait un petit lifting. Bien ?

[Notez aussi la nouvelle photo sur le Myspace. Respect à ma photographe préférée. Baaaallin' !]

Rien à voir : si un un lecteur de ce blog réussit à mettre la main sur ‘Sur le chemin du temps perdu’ ‘A l’ombre du show bizness’, le morceau de Kery James et Charles Aznavour, je suis vraiment preneur. La nuit, je rêve qu’il s’agit d’une suite de ‘Showbizness 98′ dans “Le combat continue”. Je vois le refrain d’ici : “Sans cesse j’attaque le show bizneeeeeeesseuuuuuuh / Quoiqu’t'en pennnnses on fonce dans l’taaaaaaaas / Original click on n’plaisante paaaaaaaas / Ca voulait dire, on est heu-reuuuuuux“. Et je me réveille en sursaut.



Dreyf et Wilow sont dans un studio
Tuesday March 04th 2008, 8:53 pm
Catégorie : Dreyf, Wilow Amsgood

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Note pour plus tard : penser à inviter un photographe

Désolé messieurs dames, mais je n’ai pas pu poursuivre la fantastique série des “Myspace Sundays” ce dimanche. Il faut dire qu’une fois n’est pas coutume, j’étais à Paris pour le week-end histoire de me retrouver face à face avec mes rappeurs préférés. Je vous passe les détails sur le passage obligé à l’Indiana devant le Grand Rex (meilleur endroit sur Terre), le concert mortel de Tonedeff et Cunninlynguists, les achats compulsifs à OCD (1e album de Bubba Sparxxx + deuxième de Goodie Mob + “Sloppy Seconds vol. 2″, j’étais d’humeur géorgienne) pour aller dans le vif du sujet. Dimanche, donc, Dreyf et moi sommes allés en studio, mais pas pour bosser sur l’album. Non. L’album est actuellement en stand-by, le temps pour Dreyf de finaliser sa mixtape, qui s’appelera “Same Player, Shoot Again (Volume 1 : Un Nouvel Espoir)”.

Je sais, je sais, dans un monde mathématique, notre plan de carrière aurait été figé dans le marbre au moment pile où l’on aurait décidé de faire cet album, mais la réalité est plus complexe. La spécificité de ce projet s’est accompagné, vous avez pu le voir, de nombreuses remises en question, et Dreyf avait le besoin légitime de s’exprimer en dehors du format très précis sur lequel on construit notre album commun. Et moi-même, après avoir passé l’année 2006 (et une bonne partie de l’année 2007) le nez enfoui dans la poussière des vyniles du Grand Charles, j’avais un peu envie d’explorer d’autres univers.

Du coup, avant l’album, vous aurez droit à une collection de titres inédits de Dreyf, réalisés avec de nombreux invités. Au début, j’ai eu peur qu’il fasse les yeux doux à d’autres producteurs, mais on a fait les comptes ce week-end, et selon mes calculs, je produis environ un peu plus d’un tiers de la mixtape (yessssss). Sauf changement de dernière minute (ou oubli de ma part), les autres beatmakers conviés sont CHI, Skeezo, Lartizan, Fratello Beatz et Le Roumain. Côté invités, on devrait notamment retrouver Viny, Delta, La Hyène, Larsen, Circa Diem, Taï Pan, Futur Proche et Wilow Amsgood a.k.a. L’Homme qui vaut 1 million de dollars (les paris restent ouverts).

Un Wilow que j’ai eu la chance de rencontrer ce week-end dans la vraie vie et croyez-moi : ce mec défonce. Wilow, si tu me lis, continue, tu es sur la voie royale. Je suis pas du genre à m’égosiller sur la vie d’artiste (d’autant que, chez moi, la vie d’artiste se résume principalement à déplacer des blocs dans Fruity Loops), mais quand, dimanche après-midi, je me suis retrouvé avec Dreyf – dont la mixtape défonce, il va falloir vous y faire – et Wilow, je me suis dit que, tout de même, j’avais quand même eu pas mal de chance dans mes rencontres musicales. Ils sont foncièrement différents : Wilow est une grenade perpétuellement dégoupillée alors que Dreyf aurait plutôt l’allure d’un poignard planqué dans une botte, mais les deux partagent la même passion, et j’suis vraiment ravi de pouvoir passer du temps avec ces deux types-là dans le même studio. Quand tout ça sortira, j’compte sur vous pour tendre l’oreille.