Cutter ou ne pas cutter ?

dj.jpg

J’ai d’ores et déjà deux bonnes résolutions pour 2008 :

1. Parler davantage de l’album sur ce blog.
2. Sortir l’album.

Et j’ai décidé de m’y mettre dès aujourd’hui. Il y a actuellement un truc sur lequel je réfléchis beaucoup et qui pose problème sur un ou deux morceaux en cours de réalisation : l’utilité (ou non) de placer des cuts sur une prod’. Pour les non-initiés (et d’après la définition du Petit Catharsis Illustré), les “cuts” sont ces petits arrangements rythmiques qui font respirer les morceaux de rap. Une caisse claire qui disparaît par ici, le sample qui prend une pause par là. Souvent, faire un cut permet de mettre en valeur une phase du rappeur. Par exemple, dans ‘Mars contre-attaque”, quand Akhenaton dit “Pour le bonheur des appareils photo des japonais, celà tient entre nous, J’EN AI STRICTEMENT RIEN A CARRER !!!“, il y a un gros cut sur le passage en majuscule, et quand on écoute le morceau, on est presque obligé d’hurler avec lui.*

Avec Dreyf, on bosse en ce moment sur un morceau dont on sait du plus profond de nous-mêmes que c’est une tuerie atomique, mais on le dit jamais en public parce que les gens risqueraient d’être déçus après coup. Mais c’est une tuerie atomique. C’est le morceau-fleuve qu’on a enregistré fin octobre et dont j’ai parlé ici. C’est marrant, mais quand Dreyf m’avait fait lire le texte, puis l’avait rappé devant moi, j’avais kiffé sans pour autant tomber de ma chaise. Mais là, à force de l’écouter et de le rapper en faisant la vaisselle, je le trouve d’une violence inouïe.

Mais par rapport à ce morceau, on a un gros dilemne. D’un côté : la tentation de miser sur une prod complétement brute, sans arrangements, pour laisser le texte et l’interprétation porter le morceau. De l’autre : enchaîner les cuts pour briser la routine. Et à ce jour, après un premier mixage, mon avis sur la question n’est pas encore tranché. D’un côté : je me dis que les cuts qu’on a trouvé avec notre ingénieur du son ont vraiment de la gueule. De l’autre : il n’y a pas de cuts dans ‘Demain c’est loin’ (en tout cas pas dans mon souvenir), et c’est peut-être le morceau le plus fort de l’histoire du rap français. Avec ‘Mars contre-attaque’.

[audio http://ktharsis.free.fr/blog/IAM_-_Mars_contre_attaque.mp3]

A suivre… En tout cas, vous aurez bien entendu la réponse à tous ces questionnements existentiels en temps-voulu entre vos oreilles.

* Je crois que c’est mon couplet préféré de tous les temps d’Akhenaton. Sauf les jours de grand beau temps.