Archive pour septembre 2007

“Je n’ai pas vécu tout ce que je raconte, sinon je serais totalement ravagé.”

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Je viens de découvrir que Charles Aznavour faisait la une de Télérama cette semaine. L’interview est en ligne sur le site de l’hebdomadaire. Vous verrez, le passage où il parle du mec qui lui a inspiré “Je m’voyais déjà” est un peu cruel.

Aznavour qui – c’est le prétexte à cette interview – entame un tour de chant d’un mois au Palais des Congrès à Paris. Evidemment, your boy Catharsis a bien l’intention d’être de la fête. J’ai réservé une place pour le spectacle du 26 octobre. Si vous aimez ce blog, je tiendrai un stand de dédicace du livre “Aznavour, passionnément” à la place S17. Je pense que ça va être un très bon moment, que je pourrai ranger dans ma boîte à souvenir à côté du 23 février 2001 – quand j’ai posé un pied dans les gradins du Madison Square Garden pour voir jouer les Knicks – et du 29 septembre 2006.

J’en profite pour souhaiter un joyeux anniversaire à Monsieur Dreyf, avec qui j’ai toujours la ferme intention de conquérir le monde !

Chronologie des sentiments chez Charles A.

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Le saviez-vous ? Le mois de septembre, avec ses coups de massue derrière la tête et ses petits matins blêmes, constitue une période propice pour se repencher sur les chansons de Charles Aznavour. Mieux : le moment est parfait pour relancer une campagne de lobbying auprès de Dreyf et imposer le thème “comédie romantico-musicale autour d’Aznavour” comme leitmotiv de l’album. Je vois d’ici le featuring avec K-Reen dans un morceau qui s’appelerait “Le jour où tu reviendras”. Pour mieux préparer le séquençage des titres, voici d’ores et déjà une frise thématique (et non-exhaustive) des temps forts de la relation amoureuse dans l’oeuvre du Grand Charles. Sortez vos mouchoirs.

1. L’insouciance

Titre-référence : “Troussechemise”
Thème : batifolage en Charente-Maritime
Punchline : “J’ai renversé le vin de nos verres, ta robe légère et tes dix sept ans.”

2. L’ivresse

Titre-référence : “Quand tu m’embrasses”
Thème : prélude à la tristesse
Punchline : “Quand tu m’embrasses, je suis comme un pantin brisé.”

3. Le début de la fin

Titre-référence : “Tu t’laisses aller”
Thème : scène de ménage passive
Punchline : “Tu es une brute et un tyran. Tu n’as pas de cœur et pas d’âme. Pourtant je pense bien souvent que malgré tout tu es ma femme.”

4. Le jour où elle part

Titre-référence : “C’est fini”
Thème : en direct de l’oeil du cyclone
Punchline : “Trop lâche pour mourir bien qu’effrayé de vivre, je compte sur l’oubli pour trouver le repos.”

5. Les derniers mots

Titre-référence : “Adieu”
Thème : complainte romantique
Punchline : “Adieu, il faut écraser les raisins verts de la jeunesse pour mieux, au vin du passé, plus tard, en retrouver l’ivresse.”

6. Le temps des regrets

Titre-référence : “Me voilà seul”
Thème : un premier pas dans le désert
Punchline : “Me voilà seul, dans ce décor où partout où mes yeux se posent. Y a des souvenirs qui se proposent comme pour mieux m’déchirer encore.”

7. L’heure du bilan

Titre-référence : “Tout s’en va”
Thème : madeleine de Proust sentimentale
Punchline : “Kate avait mille trésors, et des taches de rouille agrémentaient son corps, comme si ses parents l’avaient laissée dehors, trop longtemps sous la pluie.”

8. La fausse résignation

Titre-référence : “Il faut savoir”
Thème : “si si, là j’ai tourné la page
Punchline : “Il faut savoir cacher sa peine sous le masque de tous les jours, et retenir les cris de haine, qui sont les derniers mots d’amour”.

9.1 Le retour inespéré (mais espéré quand même)

Titre-référence : “Voilà que tu reviens”
Thème : Guess who’s bizzack
Punchline : “Voilà que tu reviens, la mèche sur le front et de façon brutale, piétinant mon chagrin, tu prends avec aplomb tes aises et tu t’installes.”

9.2 Les retrouvailles

Titre-référence : “Non je n’ai rien oublié”
Thème : miracle sur la 34e rue
Punchline : “Je voudrais, si tu veux, sans vouloir te forcer, te revoir à nouveau, enfin… si c’est possible.”

10. Le temps assassin

Titre-référence : “Il te suffisait que je t’aime”
Thème : quand l’amour prend de l’âge
Punchline : “Ne cultive pas les regrets, car on ne récolte jamais que les sentiments que l’on sème.”

11. L’amour éternel

Titre-référence : “Le palais de nos chimères”
Thème : la solitude de l’Highlander
Punchline : “Le palais de nos chimères a croulé avec mes illusions, et sous le poids de ses pierres se lézarde un cœur de vagabond.”

Amis rappeurs, rentrez chez vous.

Pages 353 – 356

Ca y est, j’ai lu le livre ! Enfin, non, je suis passé à la librairie du coin et je me suis rué sur la page sur laquelle je verrais apparaître les noms “Dreyf & Catharsis”… Enorme surprise : il y a presque 4 pages consacré à notre projet ! Et des pans entiers de ce blog sont repris. Les gens qui m’ont croisé dans le magasin ont du se demander qui était ce mec qui pouffait de rire au bord des larmes en feuilletant un bouquin sur Aznavour… Vous pouvez pas savoir comme ça fait plaisir. Un immense merci à Caroline Réali et Bernard Réval : non seulement ils ont parfaitement retranscrit ma pensée (jusqu’à reprendre telle quelle mon onomatopée de dégoût utilisée à propos de “Qui ?” – parfaitement synchronisée avec ma vie personnelle par ailleurs), mais ils donnent un éclairage sans précédent à notre album, et on en a bien besoin.

Pour la petite histoire, devinez qui prend la parole juste après moi ?

Amel Bent !

Franchement, si ça c’est pas le karma, je sais pas c’que c’est.

Hésitez pas à aller y jeter un oeil si vous suivez nos aventures (mieux : achetez-le), ça défonce.

Merci Kanye

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J’en parlerai plus tard quelque part ailleurs sur la Toile, mais “Graduation” de Kanye West me remplit le coeur d’optimisme.

Ca a l’air de rien dit comme ça, mais c’est un vrai tour de force de sa part.

Good morning.

C’est pas qu’j'y crois mais j’tâche de transgresser le rien

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Je viens de m’entretenir avec mon rappeur préféré. On a eu une réunion de travail sur MSN. Je sais que vous commencez à vous poser des questions sur notre disque : je préfère vous parler de LOST et de chanteurs tristes canadiens plutôt que d’aborder les détails de la réalisation du skeud. Faut pas m’en vouloir : j’aime bien écrire, et comme on est entre nous, j’me sens obligé de déballer des choses qui me touchent. Un blog quoi.

Il faut dire aussi que Dreyf et moi, on se trouve dans une période de turbulences. Il est aujourd’hui plus ou moins acquis que notre disque ne sera pas “autorisé”. Il fallait s’y attendre, mais c’est une chose à laquelle j’attachais beaucoup d’importance. Aller à la rencontre d’Aznavour, ça avait du sens. C’était notre voyage initiatique, un peu comme le film “Emmenez-moi”, qui raconte comment une bande de types suit Gérard Darmon dans son périple pour rencontrer son idôle. Et comme tout voyage initiatique, c’est pas forcément la destination qui compte, mais ce qu’on a appris en parcourant le chemin. (Je me sens philosophe ce soir, profitez-en, c’est gratuit).

Il y a peu, on était donc à deux doigts de lâcher le projet. On envisageait notamment de partir sur un format d’album plus classique. Mais Dreyf vient de me convaincre : on a suffisament de matière pour sortir un disque cohérent et solide en restant dans les samples d’Aznavour. Et si les Editions Raoul Breton s’en foutent, tant pis. On y va.

Considérez cet album comme l’aventure de deux mecs qui avaient des trucs à sortir d’eux-mêmes. Et si vous avez déjà eu l’impression d’arpenter des routes interminables quand les journées défilent, alors vous comprendrez pourquoi je m’appelle Catharsis.

Retour en studio dans 10 jours.