Les photos, les chansons et les orchestrations…

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C’est ce qui s’appelle une pochette prémonitoire

Le week-end dernier, j’étais à Paris pour bosser sur l’album en compagnie de mon rappeur préféré. Attention : debriefing.

Au chapitre des sueurs froides, j’ai téléphoné aux éditions Raoul Breton vendredi pour avoir quelques nouvelles et prendre la température de leur enthousiasme. Le verdict ? Mitigé. Mon interlocuteur ne m’a pas caché que, sur le plan juridique, le processus d’autorisation pour un tel projet était “très compliqué” vu la diversité des sources sonores utilisées. Entre autres.

Une fois n’est pas coutume, je ne vais pas trop rentrer dans le détails de la conversation, mais je peux au moins vous dire que d’ici deux semaines, on devrait avoir une “réponse de principe” pour savoir si, oui ou non, ça vaut le coup de poursuivre notre projet.

(…)

Au chapitre du baume au cœur, on a enregistré environ quatre titres dimanche après-midi au cours d’une très bonne séance de studio avec trois des invités qui apparaîtront sur cet album en suspens : Viny, Beakosan et Delta (Expression Direkt).

Déjà présent sur “Son d’automne”, Viny m’a bluffé avec l’excellent couplet qu’il a posé pour “72 degrés”, titre éthylique sur le même thème que “Les deux guitares”. J’avais un peu perdu foi en ce morceau (c’est ma toute première prod’ tiré d’un titre d’Aznavour, je dois la remettre à jour), mais la complicité entre Dreyf et lui m’a convaincu.

Beakosan, lui, n’a pas eu le temps de poser son 16 mesures, mais il apparaîtra aux côtés de Delta sur “La Cape Rouge”, morceau martial porté par des cuivres emprunté au “Toréador”.

Un Delta qui nous a fait une belle démonstration de professionnalisme et de présence vocale. Evidemment, j’ai pas pu m’empêcher de me souvenir ces jours où je jouais à NBA Live ‘96 en écoutant les morceaux inspirés du film “La Haine”. Ha, “Dealer pour survivre”… Travailler avec quelqu’un qui a contribué à vous donner le goût du rap, c’est quand même mortel.

Un grand Merci à eux trois et à notre ingénieur du son Olivier : dans des circonstances comme celles-là, c’est un vrai plaisir de faire du rap. Je devrais poster quelques vidéos de la session dans les jours qui viennent.

Ha, et anecdote du week-end : j’ai croisé Def Bond dans le métro. Pendant 5 minutes, il a été mon rappeur préféré de tous les temps. Du coup, je viens de réécouter son album, et comme j’expliquais à Dreyf l’autre jour, même si son homonyme-moins-deux-lettres n’a jamais vraiment été pris au sérieux, on lui doit quand même quelques bons moments, comme celui-ci :

Def Bond – Tant pis (extrait de “Le Thème”, 1999)