Les raisons d’y croire (vol. 1)

J’inaugure aujourd’hui une grande série thématique visant à accréditer la théorie selon laquelle on peut espérer que Mr. Aznavour nous autorise à lui rendre hommage en échantillonnant, découpant et réinterprétant sa musique.

Pour se faire, je vais effectuer des recherches rigoureuses pour me rassurer vous expliquer en quoi nous pouvons être optimistes.

L’argument du jour, c’est cette citation trouvée dans une biographie d’Aznavour intitulée “Le Roi de Cœur” (dont je parlerai plus en détail prochainement) :

“Malgré les mondes différents, la jeune génération intéresse Aznavour, à en juger par l’énoncé de son opinion sur “l’affaire” concernant le groupe NTM : “Beaucoup de bruit pour rien. Le jugement de Toulon a été ridicule. Il a démontré une chose : que les juges ne savent pas ce qu’il se passe en dehors de leur tribunal. Ils ne connaissent pas le langage des jeunes. D’ailleurs, cette façon de s’exprimer, ils ne l’ont pas inventée. “Motherfucker”, ça existait déjà chez Frank Zappa. Moi qui déteste la grossièreté, j’avoue que je n’aime pas “Nique ta mère”. Je suis un oriental et chez moi, on ne touche pas à la mamma ! Ils auraient dit “Nique ton père”, ça m’aurait moins gêné !”.”

Etant donné que l’expression “Nique Ta Mère” est restée dans l’inconscient collectif comme la plus grande hérésie de la musique française des 15 dernières années, je suis plutôt content de voir que sur ce sujet, il n’hurle pas avec les loups. On peut en conclure qu’il n’a pas un a priori négatif envers le rap. C’est un point fondamental.

Pour info, je précise qu’en cas d’humeur maussade dans les jours qui viennent, je lancerai sûrement une autre série intitulée : “Les raisons de baisser les bras et d’enfouir six pieds sous terre tout espoir de sortir ce disque”.